Contribution d’EELV 40 à l’enquête publique concernant le Permis de Claracq : forage d’exploration d’hydrocarbures de Garos (64) – 14/04/2016

PREAMBULE :

Lors de la COP 21, en décembre 2015, une grande partie des Etats se sont engagés à réduire les gaz à effet de serre. Ceux-ci sont en grande partie émis par l’utilisation des hydrocarbures. Nous pensons qu’il serait plus sage de ne pas augmenter l’exploration et l’exploitation des ressources énergétiques carbonées, et d’orienter les budgets vers les énergies renouvelables.

Le permis de Claracq ayant été accordé, la lecture du dossier soumis à enquête publique suscite quelques interrogations et remarques.

 

(1) – LE CONTEXTE GEOLOGIQUE :

– Quel est l’intérêt que le forage traverse tout le système récifal jusqu’au toit des marnes de Sainte Suzanne ?

– Où se situe la roche mère des huiles ?

– Sur les coupes géologiques (pièce II), il manque les formations antérieures aux marnes de Ste Suzanne.

Il manque aussi une coupe structurale qui pourrait confirmer ou infirmer la probabilité d’un piégeage conséquent d’huile dans le complexe récifal apto-albien. En effet, le forage exploratoire CAPPOUEY 1 n’a montré que quelques traces d’huile.

Donc le forage GAROS 1 est-il vraiment justifié ?

– A propos des marnes de Ste Suzanne (Bédoulien) :

La feuille géologique de Lourdes indique la présence d’une roche mère (Lons-Barrémien) sous les marnes de Ste Suzanne.

Confirmation de cette stratigraphie dans une publication de la Société géologique de France : « Géologue  » n°155. L’article : « Chaîne des Pyrénées et ses avant- pays d’Aquitaine et de l’Ebre : systèmes pétroliers et gisements d’hydrocarbures » est écrit par JJ Biteau et J Canérot (fig 3 p°32 et fig 4 p°33).

– Peut-on rapprocher les champs GAROS-CAPPOUEY de ceux de PECORADE et du VIC BILH ?

 

(2) – SISMICITE  (Pièce V) :

Garos est situé en zone 3 (modérée);

Ce n’est pas à négliger , d’autant plus que la structure récifale réservoir (cf pièce II) est « traversée de failles majeures à orientation hercynienne, à composante normale ou décrochante ». ces failles peuvent rejouer lors de mouvements du front Nord -Pyrénéen.

 

(3) – EVALUATION et PRODUCTION (Pièce II) :

– Quels sont les risques de la « stimulation  » (emploi d’HCl) ?

– Le torchage libère des gaz à effet de serre.

 

(4) – APPROVISIONNEMENT en EAUX INDUSTRIELLES :

Etant donné le faible débit du ruisseau le Rance (inférieur à 8 m3/h, sauf en cas de fortes pluies hivernales – Pièce II) et que le forage -eau est peu favorable (pièce V), on peut supposer que cet approvisionnement en eau sera assuré en par le réseau existant, en plus ou moins grande partie selon les possibilités d’une retenue dédiée .

Il est dommage d’utiliser des AEP pour cet usage.

Quel en sera le coût ?

 

(5) – GESTION des DECHETS :

Il est indiqué qu’ils seront en partie incinéré ou valorisé énergétiquement .

Pourrions-nous avoir des précisions ?

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